LASC

Laboratoire d'Anthropologie Sociale et Culturelle



Actualité des conférences du LASC

 

2016-2017

 

Le mardi 14 mars 2017, de 18h à 20h, à l'Ulg, Place du 20 aout, 4000 Liège (Salle Wittert - bât A1)

La Photographie dans le Congo Belge (1885-1960): Prisme et réfractions de la "colonie modèle" 

Sandrine COLARD - DE BOCK

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Le mardi 7 mars 2017, à 12h, à l'Ulg, Salle Trifac 4, Bât B33 Quartier AGORA, 1 Pl des Orateurs 4000 Liège

"Écologie historique et cognition : chimpanzés dans les palmeraies de Guinée du XIXe siècle à nos jours"

Vincent LEBLAN

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Le mardi 14 février 2017, de 18h à 20h, à l'Ulg, Place du 20 aout, 4000 Liège (Salle Wittert - bât A1)

"Réveiller les multiples voix silenciées. Dépositions d'anciennes prisonnières politiques de la dictature de 1964-1985 devant la Commission Nationale de la Vérité du Brésil (2012-2014)"

Natacha NICAISE

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Le mardi 6 décembre 2016, de 18h à 20h, à l'Ulg, Place du 20 aout, 4000 Liège (Salle Wittert - bât A1)

"Informal revenue collection mechanisms among the Congolese traffic police"

Kristof TITECA (Lecturer [Universiteit Antwerpen])

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Le mercredi 30 novembre 2016, de 19h30 à 21h30, à l'espace INéDIT, galerie Sauvenière

Rencontre-Débat "Enfants, Sociétés, Institutions. Dialogue et lectures plurielles"

autour de l’ouvrage "Production institutionnelle de l’enfance. Déclinaisons locales et pratiques d'acteurs (Amérique latine et Europe)"

En présence de :
M.-L. CADART
M. CAMPIGOTTO (ULg)
M.-T. CASMAN (ULg)
L. DEBOUNY (ULg)
D. KONINCKX (Latitude Jeunes)
F. MULKAY (C.R.I.S)
É. RAZY (ULg)
A. S. SARCINELLI (ULg)
CH.-É. DE SUREMAIN (IRD)

Entrée libre - réservation souhaitée
inscriptions : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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Le mardi 25 octobre 2016, de 18h à 20h, à l'Ulg, Place du 20 aout, 4000 Liège (Salle Wittert - bât A1)

Les fils de la vie. Ethnographies contemporaines et approches anthropologiques du Nord du Mexique

Neyra Patricia ALVARADO SOLÍS (Docteure en ethnologie [Université Paris X Nanterre])

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2015-2016

Le mardi 10 mai 2016, de 12h à 14h à l'Ulg, B. 31, SartTilman (Séminaire 10)

Stratégies familiales actuelles vis-à-vis du daara au Sénégal

Joanne Chehami (membre associée, LASC-Ulg)

Résumé : L'école coranique (daara), qui fait partie du système d'enseignement non formel sénégalais, a des principes de fonctionnement qui sont en relation avec l'islam spécifique implanté dans  l'espace sénégambien. J'aborderais deux thèmes importants liés à ces lieux où, malgré des critiques et une baisse d'attrait relative, beaucoup de familles continuent à placer leur enfant.
Tout d'abord, la quête de l'élève (taalibe-mendiant) pendant son apprentissage coranique est une pratique ancienne et traditionnellement encadrée, dont la justification repose sur certaines vertus éducatives et religieuses localement importantes dans le cadre de sa socialisation. Cette pratique s'est peu à peu dévoyée en devenant majoritairement monétaire, surtout en milieu urbain. Elle est réalisée par des enfants sénégalais ou étrangers, qui vivent dans des daara informels créés par des maîtres souvent migrants. L'une des raisons de cette mutation a trait à l'importance symbolique de la migration musulmane traditionnelle, qui a évolué récemment en un processus migratoire organisé de taalibe et de maîtres. Cette forme de circulation peut aussi être analysée en lien avec l'évolution du principe traditionnel du « fosterage » infantile à des partenaires sociaux, consanguins ou non. La paupérisation et la vulnérabilisation socio-économiques subies par les populations ouest-africaines depuis quelques décennies ont eu pour effet entre autres l'émergence de stratégies familiales, visant à élargir et entretenir le système réticulaire d'alliance et d'entraide communautaire et religieuse.
Ensuite, ces stratégies parentales sont aussi visibles en ce qui concerne le choix du daara, notamment selon qu'il s'agit de la seule école auquel a accès leur enfant, ou qu'il s'articule avec un autre type d'école. Elles sont basées en partie sur des raisons macrosociales (économiques et géographiques) ; mais aussi relatives à un ensemble de valeurs culturelles et religieuses traditionnelles locales ayant trait au type d'enseignement et d'éducation qui est prodigué dans le daara. Leur analyse peut aussi permettre de comprendre le rôle que ce lieu d'apprentissage joue encore actuellement dans la socialisation et l'insertion socio-économique de l'ancien élève ; tant du point de vue de celui-ci que de ses parents, de sa famille ou même de sa communauté d'appartenance.

Le mardi 3 mai 2016, de 12h à 14h à l'Ulg, B. 31, Sart Tilman (Séminaire 10)

"Etre enfin autonome" : une socio-anthropologie de la vie désirée de patients psychiatriques atteints d'un trouble mental chronique

Nicolas Marquis (Chercheur post-doctoral, FNRS-Université Saint-Louis)

Résumé : Dans la lignée des travaux de Goffman, Foucault ou Castel, l’intérêt de la socio-anthropologie francophone pour la psychiatrie a classiquement porté sur les formes de gouvernement dont les patients feraient l’objet. Plus récemment, avec le mouvement de désinstitutionalisation, les intérêts de recherche se sont multipliés - quotidien de la psychiatrie, parcours des patients, nouvelles techniques cognitivistes ou neuroscientifiques, phénoménologie des troubles mentaux, etc. (Estroff, Ogien, Verhaegen, Velpry, Lovell, Corin, etc.).
Une piste encore relativement peu explorée consiste à interroger comment les patients, en interaction avec différents contextes, différentes méthodes et différents intervenants de la psychiatrie, font sens et usage des discours et pratiques auxquels ils ont affaire. Depuis plusieurs années, ces discours et pratiques mettent en effet l’autonomie et la réhabilitation au cœur de leurs programmes. Mais dans quelle mesure ces valeurs, en phase avec le contexte social de l’autonomie comme condition (Ehrenberg), peuvent-elles faire faire sens, voire avoir une efficacité pour des personnes porteuses de troubles mentaux ? Que peut apporter une perspective socio-anthropologique sur ce travail indigène de confection d’une vie ordinaire ? Quelle est la vie désirée des patients psychiatriques atteints d'un trouble mental chronique? A quel jeu d'échelle peut donner lieu la connexion entre la description de la vie ordinaire en psychiatrie d'une part, et l'analyse de l'environnement moral et normatif dans lequel nous évoluons?

 

Le mardi 26 avril 2016, de 18h à 20h à l'Ulg, Place du XX août, 4000 Liège (salle Wittert)

Sollicitude et littérature : voyage au cœur de l’ambivalence des relations de soin

Nathalie Zaccaï-Reyners (FRS-FNRS, ULB)

Résumé : A partir du roman de J. M. Coetzee, L'homme ralenti, nous entrerons dans la relation de soin depuis l'intérieur du vécu du patient, et pourrons ainsi observer son devenir dans le temps long, selon les liens noués avec l'environnement thérapeutique. L'ambivalence y est plus que palpable et permet d'interroger plus largement l'organisation des soins, mais aussi la fiction, du point de vue de ses enjeux "moraux".

 

Le mardi 19 avril 2016, de 18h à 20h à l'Ulg, Place du XX août, 4000 Liège (salle Wittert)

Affectivité, créativité et singularité : l’inspiration chantée en milieu punu

Carine Plancke (University of Roehampton, Laboratoire d'Anthropologie Sociale)

Résumé : Au cours des dernières décennies, du fait de la mise en cause de la dichotomie entre individu et société, la relationnalité est devenue un thème majeur en sciences sociales. Les théories de l’acteur-réseau et de l’affect sont représentatives de ce tournant relationnel. Tout en étant inspirés par ces théories, les anthropologues ont critiqué néanmoins leur manque d’attention à la subjectivité humaine et l’évacuation de questionnements sur l’intentionnalité et la création de sens. Dans cette présentation, j’explore l’action de chanter, dans la société rurale punu (Congo-Brazzaville), comme un mouvement relationnel de réseau qui émerge d’affects et les transporte. Je pose le chanteur comme celui ou celle qui, en façonnant des impulsions affectives en accord avec ses expériences, sa situation et sa singularité, oriente ce mouvement et le sens qu’il génère. Cette approche, axée sur le sujet, est réalisée par le biais de portraits de deux chanteuses et de chants qu’elles ont composés et interprétés au cours de leurs itinéraires dans des contextes différents. Il est montré que cette activité créatrice non seulement permet aux chanteuses de donner une voix à leurs sentiments et de manifester l’unicité de leur manière d’être. Simultanément, elle revitalise des images, des pensées et des valeurs partagées et recrée la communauté, qui en répondant au chant, reconnait sa pertinence socioculturelle.

 

Le mercredi 9 mars 2016, de 12h30 à 14h30 à l'Ulg, B. 31, Sart Tilman (amphithéâtre Raikem)

Desiring Voice : Promises and disappointments of female public audibility in Turkish Kurdistan

Marlene Schafers (University of Cambridge, LAMC-ULB)

Résumé : Lacking or being deprived of voice appears to be a sure sign of social oppression, as much as raising one’s voice is readily taken to indicate empowerment and agency. Muslim and Middle Eastern women, in particular, have in this manner frequently been represented as silenced by the forces of patriarchy, religion, and custom. In Turkey, many Kurdish women in fact share such – one might call them Orientalist – discourses, while simultaneously being engaged in relentless struggles to raise their voices in the name of emancipation, modernization and societal progress, which the public audibility of female voices stands for.
In this talk, based on my ethnographic research with Kurdish women singers, I seek to investigate the mechanisms that have rendered female emancipation coterminous with the public audibility of women’s voices. What, in other words, are the conditions of possibility for the intense desires for voice that I observed on the part of Kurdish women in Turkey? I will argue that these conditions have to be located in a modern ideology of voice that intimately ties voice to self in scenes of public recognition. Yet, as I will moreover show, resulting female desires for public audibility are inherently ambiguous, since they expose those raising their voices in public to the violence of misrecognition and – literal – silencing.

 

Le mardi 16 février 2016, de 18h à 20h à l'Ulg, Place du XX août, 4000 Liège (séminaire Média)

Why could it not have been otherwise? Marginality and Streetlife in inner city Addis Ababa, Ethiopia

Marco Di Nuzio (LAMC, FNRS-ULB)

Résumé : For those involved in the street economy of inner city Addis Ababa, the experience of marginality manifests in the wide range of constraints which has made them unsuccessful students or businessmen, unskilled and underpaid workers, offenders, inmates, soldiers and finally the ruling party’s mobilized youth. By combining the study of their life trajectories with an analysis of the political economy, this paper examines marginality as the historical outcome of the ways the political projects of state-building and economy-making have grounded the terms of membership in wider society for the urban poor in political subjugation and enduring social exclusion.

 

Le mardi 8 décembre 2015, de 12h à 14h à l'Ulg, B. 31, Bd du Rectorat, 7, 4000 Liège (salle Mahaim)

La Mise en ordre écologique des parcs urbains. Savoirs, pratiques, paysages

Marine Legrand, Museum national d'histoire naturelles, Paris

Résumé : L’introduction de méthodes de gestion écologiques dans les parcs et jardins publics signe un renouveau du regard porté sur le paysage comme production sociale, mais aussi comme création architecturale. Des acteurs, des savoirs et des pratiques nouveaux se trouvent engagés dans la réinvention, au sein des territoires urbains, d’un « modèle paysager institutionnel », selon le terme proposé par Gérard Lenclud (1995). Cette transformation des modes de cadrage et des formes d’intervention sur l’espace aux couleurs de l’écologie urbaine fait suite à l’inscription de la biodiversité comme objet politique à différentes échelles (Raffin, 2005 ; Micoud, 2005). Elle traduit l’émergence d’une utopie urbanistique qui se donne comme horizon la réconciliation entre l’homme et la nature sous l’égide des savoirs scientifiques.
L’objectif de ma recherche doctorale a été d’analyser les rapports entre pratiques locales, construction des savoirs et production du paysage, autour de la tentative d’une collectivité locale de faire cohabiter dans un même espace encadrement des loisirs et la conservation du patrimoine naturel,. Cette réflexion s’appuie sur une étude menée au sein du département de Seine-Saint-Denis, un territoire densément urbanisé situé en périphérie immédiate de Paris. Le parc de la Courneuve en a formé le point focal.  C’est au sein de ce parc paysager de 400 hectares, qu’a émergé dans les années 1990, le modèle de « gestion harmonique », au travers duquel le Conseil général affiche son ambition écologique. Cet espace public aujourd’hui sous protection européenne (Natura, 2000), accueille ainsi deux millions de visiteurs par an, qui voisinent au quotidien avec des espèces rares d’oiseaux et d’amphibiens.
L’appropriation de la biodiversité comme objectif gestionnaire par les autorités locales dessine un tournant par rapport à l’histoire de l’aménagement de la banlieue de Paris, fortement marquée par l’idéologie hygiéniste. Le double statut actuel du parc se traduit par une redéfinition des légitimités professionnelles, entre persistance de la tradition horticole et importance croissante de l’écologie scientifique. Une tension s’installe entre la diversité des expériences sensibles des usagers, en relation avec la faune et la flore des lieux, et la production du parc comme « dispositif » - au sens élargi proposé par Agamben (2007) vecteur de nouvelles formes de surveillance. Néanmoins lacunaires, elles régénèrent à leur marge des lieux d’expression des subjectivés.
 

Le mardi 24 novembre 2015, de 18h à 20h à l’Ulg, Place du XX août, 4000 Liège (salle Wittert)

Gérer le stigmate. Les politiques intimes de l'enfance et de la parentalité roms en Italie

Alice Sarcinelli, docteure en anthropologie, Institut de Recherche Interdisciplinaire sur les Enjeux Sociaux (EHESS-Paris), Lasc (ULg)

 

 

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